
Au camp des réfugiés de Minawao, dans le secteur 1 bloc 1, vit Alheri Yakubu, une mère de quatre enfants, dont le plus jeune n’a qu’un an et demi. Comme beaucoup de familles du camp, Alheri fait face à des conditions de vie précaires, où chaque jour est une bataille pour assurer le minimum à ses enfants. Et parmi les menaces constantes, le paludisme reste l’ennemi le plus redoutable.
Pendant longtemps, Alheri a vu ses enfants tomber malades, impuissante face à la fréquence des fièvres et des nuits d’angoisse. Mais tout a changé le jour où elle a croisé le chemin des agents communautaires et les agents de l’OSC AJERED MT, mobilisés dans le cadre du projet Équité Accès Palu (EAP). À travers leurs visites et leurs explications, elle a compris ce qu’est réellement le paludisme, comment il se transmet, et surtout, comment s’en protéger.
Mais Alheri n’avait pas bénéficié de moustiquaires lors de la dernière campagne de masse. Et n’étant plus éligible à la distribution de routine, elle a pris une décision courageuse : agir par elle-même.
Avec les modestes économies qu’elle avait pu rassembler, elle a acheté deux moustiquaires pour 2 600 FCFA, afin de protéger ses enfants.
Aujourd’hui, chaque nuit, ces moustiquaires deviennent pour eux un rempart contre les piqûres de moustiques, symbole de la détermination d’une mère à sauver ce qu’elle a de plus cher.
Au-delà de la moustiquaire, Alheri a fait de l’assainissement de son environnement une habitude quotidienne. Elle parle désormais du paludisme avec conviction, sensibilise ses voisines et encourage les autres femmes à se protéger.
En riant, elle confie qu’elle attend “de pied ferme” la prochaine campagne de distribution des MILDA, déjà prête à mobiliser tout son entourage.
En attendant Alheri se montre reconnaissante envers l’initiative d’ISA à l’endroit des communautés vulnérables.
_“Je remercie Impact Santé Afrique et le projet Équité Accès Palu. Grâce à leurs messages, j’ai compris qu’attendre n’était plus une option. Protéger mes enfants, c’est ma responsabilité.”_
L’histoire d’Alheri, c’est celle d’une mère, d’une battante, et d’une communauté qui reprend peu à peu le pouvoir sur sa santé.